Ce lundi 23, nous allons nous pencher sur la Conférence annuelle de l'ICA, oui il sera question de parler des enjeux de cette grande fête du document et pouvoir toucher du doigt les réelles motivations à s' y rendre cette fin d'année.
La conférence annuelle de
l’ICA de Yaoundé s’inscrit dans une conception de donner un autre esprit à
l’ICA, un moment d’arrêt sur la terre de Roger Milla. 25 sessions, 14
ateliers, 1 workshop pour le programme de formation, 1 comité interministériel
c’est en ces chiffres que va se résumer la conférence annuelle de Yaoundé.
Cette conférence vise à promouvoir des archivistes, les professionnels en
charge des archives et la formation en archivistique. À travers cette
conférence il s’agira principalement de promouvoir la formation via des
ateliers et le patrimoine documentaire mondial et aussi celui vue de l’Afrique
et par l’Afrique.
Le 9 juin 2018 en quelques mots
Elle rejoint le thème de
la journée internationale des archives du 9 juin 2018 sous le thème : «Gouvernance,
mémoire et patrimoine». Une journée qui s’est attribué comme principale
option la visite du métier et l’apport à la société du métier. Pour avoir
l’idée de ce qui s’est déroulé lors de cette conférence veuillez faire un tour
sur www.ica.org. Le 9 juin, est ce jour où les «Hommes du
sous-sol» doivent militer avec ou sans budget à faire valoriser leur place dans
le processus de prise de décision administrative. Une journée qui permettra à
travers les posters, les affiches, et bien d’autres de pouvoir accompagner les
autres collègues à cette campagne de propagande.
Sortir du silence et
s’engager à sensibiliser le personnel, le grand public et administration sur
l’importance des archives et de l’archivage est plus qu’une priorité pour les
archivistes qui peuvent alors bénéficier d’un prétexte pour se lancer au-devant
de la scène.
Problèmes d'archivage en Afrique, solution africaine?!
Il sera question
principalement de se poser sur le regard de l’Afrique dans la ruée vers les
techniques et les technologies innovantes de l’information et de la
communication, précisément les technologies liées à l’archivage. Le constat est
flagrant, l’environnement africain a du mal à incorporer les méthodologies de
travail développé ailleurs dans des contextes particuliers. Il serait alors
évident que les projets d’archivage développer en connaîtrons alors de
véritable succès, toutefois les critères de réussites seront encore à encadrer.
La réalité des Archives en Afrique
Une réalité particulière
pour l’Afrique une solution particulière. Une réalité africaine, une solution
Africaine; C’est à l’Afrique de développer ses propres pratiques pour améliorer
l’environnement archivistique de manière naturelle. Dans une telle approche la
solution est plus efficace et les retombés sont plus palpables car la solution
correspond au problème. Mais rien n’exclus que le cœur des difficultés
rencontrées aux solutions importées en Afrique est que les Hommes aptes à les
accueillir n’existent pas, «on assiste alors à un rejet de la greffe».
Les formations sont rares et parfois même quand elles existent elles sont
génériques et sommaires. Pour importer les solutions, il faut pour beaucoup
comprendre les attitudes et intégrer les solutions comme des améliorations des
habitudes et non le remplacement. Par amélioration réajustement du déjà là, la
base est connu et l’on bâti dessus. Par contre, le remplacement d’habitude est
coupé de la réalité précédente et nécessite plus d’effort pour intégrer la
longue période apprentissage qui vient avec.
Le challenge de l'Archivage en Afrique
Alors le challenge en
Afrique est grand, très grand il ne s’agira pas de copier et coller les
systèmes, mais plutôt de les adapter et en s’arrangeant à construire un
environnement idéal. Par environnement idéal il s’agira de reconstruire l’écosystème
au sein d’abord des familles et surtout des entreprises pour que l’archivage ne
devienne pas une obligation mais une partie intégrante et naturelle de la vie
des populations.
L’archivage est plus
favorable quand la valeur de pérenniser les traces est plus présent dans la
logique de vie. C’est dans cette quête que les méthodes, les outils se créent
pour définir les jalons de ce que nous allons considérer comme processus et
procédures métiers. La balle est sur le terrain africain alors, chaque pays doit
réellement s’investir et développer un environnement favorable à l’archivage.
Cela en s’arrimant à une gestion claire, transparente des personnes et des
biens. Oui, il existe une étroite relation entre l’environnement d’archivage et
la bonne gouvernance. L’archivage permet aux entreprises du secteur public et
privé de pouvoir capitaliser les acquis et accroître de manière rassurante la
rentabilité.
Les normes d’archivages
dites africaines pourront alors mieux se développer et contribuer à
l’efficacité administrative des entreprises.
«Le monde sait qu’il
y’a une conférence à Yaoundé!»,
alors nous vous donnons rendez-vous à Yaoundé en novembre.
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