lundi 23 juillet 2018

ICA Yaoundé 2018: La voix ou la voie de l’Afrique



 Ce lundi 23, nous allons nous pencher sur la Conférence annuelle de l'ICA, oui il sera question de parler des enjeux de cette grande fête du document et pouvoir toucher du doigt les réelles motivations à s' y rendre cette fin d'année.
La conférence annuelle de l’ICA de Yaoundé s’inscrit dans une conception de donner un autre esprit à l’ICA, un moment d’arrêt sur la terre de Roger Milla. 25 sessions, 14 ateliers, 1 workshop pour le programme de formation, 1 comité interministériel c’est en ces chiffres que va se résumer la conférence annuelle de Yaoundé. Cette conférence vise à promouvoir des archivistes, les professionnels en charge des archives et la formation en archivistique. À travers cette conférence il s’agira principalement de promouvoir la formation via des ateliers et le patrimoine documentaire mondial et aussi celui vue de l’Afrique et par l’Afrique.
Le 9 juin 2018 en quelques mots

Elle rejoint le thème de la journée internationale des archives du 9 juin 2018 sous le thème : «Gouvernance, mémoire et patrimoine». Une journée qui s’est attribué comme principale option la visite du métier et l’apport à la société du métier. Pour avoir l’idée de ce qui s’est déroulé lors de cette conférence veuillez faire un tour sur www.ica.org. Le 9 juin, est ce jour où les «Hommes du sous-sol» doivent militer avec ou sans budget à faire valoriser leur place dans le processus de prise de décision administrative. Une journée qui permettra à travers les posters, les affiches, et bien d’autres de pouvoir accompagner les autres collègues à cette campagne de propagande.

Sortir du silence et s’engager à sensibiliser le personnel, le grand public et administration sur l’importance des archives et de l’archivage est plus qu’une priorité pour les archivistes qui peuvent alors bénéficier d’un prétexte pour se lancer au-devant de la scène.
Problèmes d'archivage en Afrique, solution africaine?!

Il sera question principalement de se poser sur le regard de l’Afrique dans la ruée vers les techniques et les technologies innovantes de l’information et de la communication, précisément les technologies liées à l’archivage. Le constat est flagrant, l’environnement africain a du mal à incorporer les méthodologies de travail développé ailleurs dans des contextes particuliers. Il serait alors évident que les projets d’archivage développer en connaîtrons alors de véritable succès, toutefois les critères de réussites seront encore à encadrer.
La réalité des Archives en Afrique

Une réalité particulière pour l’Afrique une solution particulière. Une réalité africaine, une solution Africaine; C’est à l’Afrique de développer ses propres pratiques pour améliorer l’environnement archivistique de manière naturelle. Dans une telle approche la solution est plus efficace et les retombés sont plus palpables car la solution correspond au problème. Mais rien n’exclus que le cœur des difficultés rencontrées aux solutions importées en Afrique est que les Hommes aptes à les accueillir n’existent pas, «on assiste alors à un rejet de la greffe». Les formations sont rares et parfois même quand elles existent elles sont génériques et sommaires. Pour importer les solutions, il faut pour beaucoup comprendre les attitudes et intégrer les solutions comme des améliorations des habitudes et non le remplacement. Par amélioration réajustement du déjà là, la base est connu et l’on bâti dessus. Par contre, le remplacement d’habitude est coupé de la réalité précédente et nécessite plus d’effort pour intégrer la longue période apprentissage qui vient avec.

Le challenge de l'Archivage en Afrique
Alors le challenge en Afrique est grand, très grand il ne s’agira pas de copier et coller les systèmes, mais plutôt de les adapter et en s’arrangeant à construire un environnement idéal. Par environnement idéal il s’agira de reconstruire l’écosystème au sein d’abord des familles et surtout des entreprises pour que l’archivage ne devienne pas une obligation mais une partie intégrante et naturelle de la vie des populations.

L’archivage est plus favorable quand la valeur de pérenniser les traces est plus présent dans la logique de vie. C’est dans cette quête que les méthodes, les outils se créent pour définir les jalons de ce que nous allons considérer comme processus et procédures métiers. La balle est sur le terrain africain alors, chaque pays doit réellement s’investir et développer un environnement favorable à l’archivage. Cela en s’arrimant à une gestion claire, transparente des personnes et des biens. Oui, il existe une étroite relation entre l’environnement d’archivage et la bonne gouvernance. L’archivage permet aux entreprises du secteur public et privé de pouvoir capitaliser les acquis et accroître de manière rassurante la rentabilité.

Les normes d’archivages dites africaines pourront alors mieux se développer et contribuer à l’efficacité administrative des entreprises.



«Le monde sait qu’il y’a une conférence à Yaoundé!», alors nous vous donnons rendez-vous à Yaoundé en novembre.


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